Pour Combien de Temps Devrions-Nous Continuer à Rechercher ?

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Conformément à ce qui a été publié dans son bulletin d'information LIFE LINE, l'IMRF durant ces dernières années a coordonné le travail d'une équipe d'experts sur l'aspect médical et la survie en perspective de la révision du Guide de l'OMI sur la survie en eau froide. Le travail a fait ressortir deux conclusions:

La première relative à l'édition révisée et mise à jour du Guide de poche de l'OMI sur la survie en eau froide, actuellement disponible dans la librairie de l'IMRF (voir notre édition du mois d'avril 2013) et rappelez-vous que vous pouvez acheter des copies avec 20% de réduction si vous êtes membre de l'IMRF.

Le groupe d'experts de l'IMRF a aussi entrepris une révision des dispositions dans le Manuel IAMSAR et ce texte révisé devrait être publié dans le Volume II de l'édition 2013 dudit Manuel. 

Le volume II du Manuel IAMSAR est dédié à la coordination de la mission SAR tandis que le guide révisé par le groupe se consacre à la durée de survie et du temps pouvant être alloué aux recherches. 

L'une des plus difficiles questions en matière de sauvetage et qui n'obéit toujours pas à la règle. Même si les communications se perdent, parfois les personnes disparues ont été retrouvés saines et sauves proches de leur dernière position connue. 

Comme les balises de localisation sont de plus en plus utilisées, le besoin de rechercher intensivement à tendance à augmenter même à des fréquences moindre quand il faut le faire. La question qui se pose est quand est ce qu'il faut arrêter les recherches si on n'arrive pas à retrouver les personnes en détresse ? Quand est ce qu'il faut stopper des recherches vaines?

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Ce graphique figurant dans le Manuel IAMSAR est la base sur laquelle les coordonnateurs prennent cette décision très difficile, sa courbe du milieu montre le temps ou 50% des personnes à la mer sont supposé périr sous différentes températures de l'eau. Les deux zones grises mettent en exergue les variations physiologiques, des personnes ont tendance à trouver la mort plus rapidement que la moyenne, d'autres survivent plus longtemps.

L'inconvénient principal du graphique est qu'il n'indique pas le temps maximum de survie, le planificateur des recherches est juste invité à utiliser le facteur de sécurité qui est la multiplication par trois de la valeur du temps tiré du graphique. 

Ci-dessus est le graphique ayant remplacé la courbe des 50% dans l'édition 2013 du Manuel IAMSAR. Il montre une chose différente, le temps de survie pour des personnes avec des vêtements normaux dans les eaux à différentes températures. Il est basé sur une expérimentation au laboratoire et sur l'analyse des résultats des accidents enregistrés. 

A première vue, le nouveau diagramme a tendance à exiger plus de temps pour les recherches que l'ancien. La lecture du nouveau diagramme pour une température de 15°C donne 15 heures de recherches tandis que la limite dans l'ancien donne un maximum de 05 heures. 

En fait quand le premier facteur de sécurité est rigoureusement appliqué, la différence apparente entre les deux approches disparait et l'ancienne se voit aussi correcte. Les préoccupations exprimées sur cette apparence ont poussé les experts de l'IMRF à réfléchir sur des orientations additionnels qui vont incessamment être publiés dans une circulaire du COMSAR. Ces orientations devront intégrer l'édition 2016 du Manuel IAMSAR. 

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Alors ! le Coordonnateur de la mission SAR a-t –il un seul et simple graphique pour se référer quant à sa décision sur la durée des recherches ? Malheureusement non. Le nouveau graphique montre la durée maximale de survie des personnes en eau de mer vêtues de manière ordinaire.

Etre au-dessus de l'eau même partiellement a tendance à augmenter la durée de survie et ce différemment d'une personne à l'autre comme le montre le graphique. A des températures basses, la durée est très courte à provoquer la mort en cas d'un choc de froid.

Les autres facteurs aggravants sont le mauvais état de la mer, la corpulence, les blessures et les maladies, la consommation d'alcool et de narcotiques ou l'obligation d'effort en cas de non endossement de gilet de sauvetage. Les moins âgés ainsi que les personnes très âgées ont tendance à moins résister dans l'eau. Le graphique reste donc une aide et non un outil de décision. 

Le planificateur ne peut donc connaitre les détails des conditions sur zone et non plus donc pouvoir calculer avec précision la durée de survie. Arrêter des recherches reste une décision difficile en dépit des orientations révisées du Volume II du Manuel IAMSAR qui assiste aussi bien que possible les planificateurs des recherches.

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